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jeudi, 05 novembre 2009

2 kilomètres à pied, ça use...

... ça use la bêtise.

Mardi matin, je me rends à pied à la clinique proche de mon domicile. En chemin, je dépose Tétouille au centre de loisirs, puis emprunte la voie des Viennes aménagée pour les promeneurs et cyclistes.

J'arrive à l'heure pour la consultation avec l'orthopédiste. A 10h, c'est complet dans la salle d'attente. Etant un modèle de patience, je laisse midi se profiler quand une aide-soigante me demande de m'allonger dans un des deux bureaux de consultation.

L'orthopédiste m'expose sa position. Soit je reviens au bloc opératoire pour une ablation totale de l'ongle incarné, soit il l'enlève sur le champ avec possibilité de repousse. Je prends le second choix car je n'aime pas attendre sans résultat. A peine 10 minutes après anesthésie locale, l'ongle saute comme une coquille d'huître.

La situation bascule brutalement dans l'absurde. Je questionne le médecin pendant qu'il pose le pansement:

"Pouvez-vous me signer un bon de transport pour rentrer chez moi en VSL?
- Vous habitez loin?
- Environ 2 kms. Je suis venue à pied.
- Ben non."

"Combien de jours suis-je arrêtée?
- Vous faites quoi comme métier?
- Informaticienne (réponse standard).
- Ben non."

"Au revoir, madame." Je chausse ma poupée avec le sabot rose droit. "Ressaisis-toi, vite!" Je demande à nouveau un bon de transport et un arrêt de travail à l'aide-soignante, insistant sur le fait que je suis à pied, qu'habituellement je conduis ma voiture pour déposer et chercher Tétouille à l'école, pour me rendre au boulot, pour faire les courses, etc.

Grâce à son intervention, je quitte la clinique avec formulaires et ordonnance. Non, je n'ai pas vu l'aide-soignante émettre un diagnostic sur deux radios d'un patient, je n'ai pas entendu le spécialiste déclarer que la contre-visite entrant dans le protocole n'était pas utile dans mon cas, je ne les ai pas écoutés égrenner leurs misères de bureau, tout étonnés qu'il y ait encore une quinzaine de patients à recevoir.

Je salue le professionnalisme de

  • mon médecin généraliste qui a contacté la pharmacienne pour lui demander de compléter l'ordonnance du spécialiste.
  • ma pharmacienne qui a livré les médicaments à domicile le soir après sa journée, malgré une crève d'enfer.
  • l'infirmière qui jamais ne se présentera sans la prescription d'actes que l'orthopédiste n'a pas rédigée, car naturellement je sais changer un pansement.

Ecrit par kielut©Upset Diary dans Dans ma ville | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

Commentaires

bin... bon courage !

Ecrit par : Mill ECA | jeudi, 05 novembre 2009

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Un mauvais moment a passer ! aller courage et heureusement au milieu des "bêtises" il y a de vrais pro.

Ecrit par : Bougrenette | jeudi, 05 novembre 2009

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Cet incident m'a décidée à ne pas faire opérer par ce médecin une autre malformation du pied.
En ce qui me concerne, le dépassement d'honoraires était justifié et moins coûteux qu'une intervention au bloc.
Ce que je déplore, c'est le comportement blasé du personnel hospitalier face à leur manque de ressources humaines/financières/organisationnelles.

Ecrit par : kielut | mardi, 10 novembre 2009

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Pfff, c'est ça hélas maintenant ! On dirait que les thunes, elles sortent de leurs poches!

Ecrit par : Dalyna | samedi, 07 novembre 2009

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Putain !! Pardon la grossièreté, mais si c'est pas de la bêtise !! Pourtant, la logique est à la portée de n'importe qui là !!

et tu vas mieux là ??

Ecrit par : Océane | lundi, 09 novembre 2009

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Merci de vous inquiéter de mon état ^^

Le généraliste a briefé l'infirmière qui passe tous les 2 jours. Je n'ai pas mal, si j'évite toute pression sur l'orteil. Je profite de cet AT pour blogguer.

@océane: Tu verras dans la "Poupée qui dit NON" que je suis grossière quand c'est nécessaire.

Ecrit par : kielut | mardi, 10 novembre 2009

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