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princesse

  • Indéniable (mauvais) goût

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    Carrie Bradshaw, que n'ai-je ta brillante superficialité pour repérer les prochains chics urbains qui feront vibrer n'importe quelle mégalopole cosmopolite ?

    Je ne pige rien à tes chroniques sentimentales. Autant dire que les états d'âme des voisins, je les balance, ils sont plus impénétrables que les voies de certains. Je jalouse plutôt ta désinvolture sophistiquée qui t'autorise à mixer un top ADOR sur tutu flashy et louboutins, pour te restaurer dehors jour et nuit avec tes amies de coeur, sans cesser de mentaliser sur le glamour entre hommes et femmes.

    Sois sans crainte, mon physique ne jette aucune ombre sur ton intelligence blonde. Je ressemble à ton ancienne assistante, deux dizaines de centimètres en moins. Mais je possède un atout infaillible... Ton erreur, Carrie, est de n'être ni mère célibataire, ni maîtresse d'un animal de compagnie. Ce statut aurait gonflé ton capital crédibilité et adieu John Big. Le prochain Fox, Bab'n ze City te rendra t-il justice?

    NDLR: J'ai pris un malin plaisir à illustrer cette note par des liens (clic, clic, etc.) qui conduisent vers des sites à (re)découvrir. Enjoy !)

  • Je suis née princesse. C'est ainsi.

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    Une jolie frimousse, de l'aisance dans les études et... une petite santé qu'il faut toujours, aujourd'hui, couver. Père et mère s'y employèrent tant et si bien que je ne doutais pas être le centre du monde.

    Ce court enchantement cessa brutalement avec l'école obligatoire, empesée des injonctions paternelles. Je n'en demeurais pas moins princesse en mon for intérieur, car Barbie devint ma meilleure ennemie, pour la vie. Sa carosserie siliconée, accompagnée par le Ken à moumoute ou le caniche de shopping m'insupportaient jusqu'à l'étouffement.

    L'âge adulte rétablit mon titre, affublé d'un adjectif peu flatteur. "Princesse chieuse". Je tiens à remercier les potes de l'époque qui me décernèrent ce surnom, hélas, réaliste. Quand j'avais une coupe de trop derrière le diadème, je lançais des piques cinglant les défauts de mes camarades de beuverie.

    L'amour du bon champagne et mon mauvais esprit m'interdirent le bal des débutantes et les meilleurs partis à épouser. Je vaincus maintes aventures avant de trouver soulier à mon pied plat. C'est donc à un âge avancé que je donnai naissance à un vigoureux poupon qui hérita du meilleur de mon patrimoine génétique.

    Las, je devins une mère souillon. Que me jette la première teuteute le parent qui n'a jamais découvert  du vomi, de la morve ou du merdouillis de nourrisson sur sa tenue de ville. Par chance, tandis que l'infant grandissait avec les années, la hauteur de mes talons suivait sa courbe de croissance.

    Survint un méchant coup du sort. Je ne me souvins plus dans quel palais je résidai, mon gabarit s'arrondit au diamètre d'une reine mère, ma légimité fut remise en question. Ma persévérance surmonta l'adversité, mais mon physique était marqué, à jamais, par la houle du temps. Pour me ménager,  je confiais quelques taches domestiques à des sous-traitants compétents.

    Qu'importe, je dicte l'art de déguster les thés verts en société, ce depuis des décennies. Mon ambition ne s'arrête pas là. En princesse accomplie, j'ai rédigé un dress-code sur la mode rétro-futuriste pour celles qui exigent de viellir avec style... Barbie, très chère BFF, je vous suis infiniment reconnaissante de m'offrir cet espace de savoir-vivre dans notre monde de brutes.

    un coin presqu'à l'abri du monde

  • Ma collection Barbie #7 : j'achète !!!

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    Entre nous, c'est plus facile de parler de ma collection que de moi etc. Nous voyons donc, de gauche à droite, de haut en bas :

    espèce de fille

    • une chambre en bois peint, des années 60 avec accessoires, achetée à une jeune maman en recherche d'emploi et son bébé qui fait ses dents
    • une reproduction Mattel de la poupée Francie avec 2 deux tenues d'origine et une troisième compatible, achetée à une collectionneuse parisienne avec qui je reste en contact
    • poupées et accessoires en vrac, achetés à une fillette de douze ans qui cherche de l'argent de poche
    • un pack neuf Mattel de deux tenues Barbie rock punk (!?), acheté aux USA. Un euro moins cher que le même pack en France (presqu'en rupture de stock)
    • un coffret Convention pour les 50 ans de Barbie, contenant une reproduction Mattel de la poupée Becky avec 3 tenues et plein d'accessoires seventies. Gros craquage pour ce jouet luxueux, vendu par une collectionneuse italienne
    • ont été oubliés un manteau ivoire faux cuir Barbie Mattel, de très belle facture, et des lots destinés à la revente

    Ces achats en disent long. Quand je ne vais pas, je m'offre un lot Barbie. D'autres tendances fortes se dégagent :

    1. J'ai un faible pour les poupées Francie et Becky, dont le visage expressif possède des cils implantés et dont les seins sont moins gros. Cela peut faire rire, mais je reproche à Barbie son corps disproportionné (parfois, difficile à habiller) et son air de camion volé, sinon ahuri (moins que le pauvre Ken). Evidemment, mes préférences ont un coût.
    2. Les coups de coeur sont d'ailleurs, les bonnes affaires sont locales. J'achète désormais des poupées d'occasion dans les boutiques de type Emmaüs, moins chères que les vide-greniers et le Bon Coin. Y a plus qu'à nettoyer et customiser, quand j'ai le temps (hum).
    3. Sans investir un minimum, il devient difficile de revendre les surplus. Mattel ratisse large avec ses déclinaisons de Barbie Fashionistas dont la garde-robe grossit de façon exponentielle. Ringardisées, les tenues des années 2000 stagnent dans les cartons... Je peux ouvrir une boutique avec le stock qui encombre la maison.
    4. Quand on collectionne, on ne compte pas ? Pour pouvoir revendre ma collection, je privilégie des jouets classiques qui gardent leur valeur. J'accepte de payer le prix d'une reproduction, non celui d'un original. Par chance, un vrac contient souvent des tenues d'époque. Un gros travail de documentation et d'identification n'attend que moi (hum, hum).
    5. Je manifeste tous les travers d'une collectionneuse ! Pas tout à fait... Je ne me suis jamais rendue dans une convention à l'étranger. Maintenant que celle de Milan n'est plus, vais-je retourner à Paris, fêter les 60 ans de Barbie ?

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