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lundi, 05 mai 2008

Bilan#3: Blog

Supprimer ce weblog après plus de 70 notes? J'exploite des outils en ligne divertissants, je m'épargne la catégorie "Chaussures à mon pied", le nombre de visites augmente doucement, deux blogs sont référencés, une amie m'envoie un commentaire comme un coup de pied salutaire.

Vais-je cliquer sur le vide intersidéral? Impossible d'esquiver davantage le POURQUOI du blog.
Pire que la page blanche, je dois m'écrire. Difficile de se dire sans s'auto-censurer ou frôler l'impudeur…
Supprimer, couper-coller, retaper. Ceci n'est pas un exercice de style.
Je dois me relire pour ne pas tourner à vide, multiplier les posts et repasser les disques rayés.
La magie du blog est sa géométrie variable. Hop je poste, le jour d'après j'escamote!

Accepter de tomber, apprendre à se relever.

Fière de bilans. Je pratiquerai régulièrement. Loin de la fin de la dépression, la suite de mes histoires…

Bilan#2: Métier

Ces 2 billets de Chine Lanzmann appellent une vraie réflexion sur mon parcours professionnnel.

Etre visible devient d'autant plus vital que salariée sédentaire depuis 20 ans dans la même boîte, je déménage avec les meubles au gré des supérieurs. Je travaille en satellite en fin de chaîne, autour de l'usine-mère: peu de relations en interne, aucune en externe (pas de repas de travail, conférence ou rencontre clientèle). Cette autonomie que j'apprécie tant s'avère être ma plus grand faiblesse. Mon septième supérieur ignore ce que je fais, alors qu'il sait que je travaille bien, objectifs à l'appui.

J'évolue constammment avec mon job connexe à l'ingénierie informatique. Mais le constat est que loin de me vanter, je ne me vends pas davantage. Aaargh! En 2007, j'exécute des actions "visibles" relatives à la cosmétique logicielle, je brûle mes cartouches et c'est l'accident.
Mon attitude au boulot est cassante. Au dernier entretien d'évaluation, je réclame une cellule psychologique pour ma petite personne désabusée.
Je dois "sortir de la plainte". Je partage des actions avec l'équipe. J'informe mon supérieur de l'intérêt éprouvé à mener à bien certaines opérations dépassant mon champ d'action. Je lui fais part de mon souhait de remplir de nouvelles fonctions en adéquation avec des compétences développées hors entreprise. J'imagine même reprendre l'anglais courant par téléphone.
J'essaie de "donner envie de travailler avec soi, non seulement à l'équipe," mais à moi-même. C'est un travail de chaque jour.
J'entends ceux qui rigolent. Mon salaire a augmenté et j'ai obtenu une prime d'objectif!

Bilan#1: Hoquets et bégaiements

Je perds du terrain, je prends du poids, je cherche les issues vers la sortie.
Je réalise que la chute cesse, je repose sur un palier qui présente un certain équilibre.
Même si le chemin que je trace dans la confusion devient clair, je répète les erreurs.
En colère, je m'écoute pas. Je sais comment le cours des choses part en vrille, j'organise le sabotage pour prendre le contrôle.
Je maudis les rechutes et la nécessité de se remettre debout. Syndrome de Jekyll & Hyde.
L'humeur est humaine. Mea culpa. La tête de lecture reste coincée sur la même piste de disque.

Au fond, de quoi ai-je envie pour moi?
  • Garder cette fausse légèreté qui me fait passer pour une blondinista ou une pouf de cabine. Ca bouffe pas d'air, ça coûte pas cher.
  • Ecrire le livre qui me mettra à l'abri financièrement pour 10 ans. Le loto, j'oublie.
  • Gérer mes crises de nerfs, au moins en prévenant mes proches, au plus en me barrant ailleurs si j'y suis.
  • Revenir à -6kgs parce que c'est un signe de repos retrouvé.
  • Toujours apprendre sur le mode de vie des autres, leurs aspirations, leurs réalisations.
5 minutes pour laisser tomber:
  • Ne pas m'acharner les jours sans
  • Me retourner pour contempler ce qui me touche
  • Admettre que parfois je me donne du mal pour rien
  • Me demander si là, je suis pas un peu pomme
  • M'imprégner des bons ressentis de la journée
  • Agir comme une héroïne de manga
  • Exprimer émotions et pensées à la lumière
  • Me coucher avant d'exploser dans l'excès
Pourquoi pas moins de 5 minutes? Ma tête de mule est longue à la détente.
Certains parleraient de lâcher-prise. Jamais compris l'expression.
Quand on souhaite atteindre un objectif, on ne lâche rien. On garde le cap, on tient bon et on y croit.

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